LE VIEILLISSEMENT VASCULAIRE

 

 

Traiter du vieillissement vasculaire c’est en fait traiter du RISQUE VASCULAIRE

 

 

·        Les Facteurs de risque (FR)

o       AGE

o       SEXE

o       SEDENTARITE

o       HEREDITE et ATCD personnels

o       HTA

o       DNID DID

o       TABAC

o       DYSLIPEMIE

o       POIDS IMC

o       ALCOOL en fonction du dosage

·        La grande question :quel bénéfice à traiter ces facteurs de risque ?

      

          Notion de Risque Relatif :

§        Certains facteurs sont on/off  (tabagisme ou non), mais pour d’autres facteurs de risque on doit déterminer le risque relatif

§        Il existe une curvilinéarité entre 1 FR donné et les événements CV

                           Il faudra donc évaluer le RISQUE RELATIF entre A et B  pour un facteur de risque donné 

                           (fonction du profil du patient et de l’intensité du facteur de risque lui même par exemple) et 

                           « In Fine » il faudra discuter du bénéfice a traiter : « à cet age faut-il traiter cette légére 

                            hypercholesterolémie ? »

 

                          Notons qu’une une relation linéaire entre A et B eut été pire à gérer

 

§        Pour évaluer le risque CV il faut un facteur multiplicateur pour chaque item de risque vasculaire

                     Risque  x  n

         Mais attention ce facteur multiplicateur peut masquer la réalité selon que les événements à multiplier  sont plus ou moins importants

         Ou selon la fréquence de base ,sans facteur de risque connu, de faire la maladie  est importante ou non .

         Exemple :

 

         Risque de base de faire la maladie                 Si risques connus                   Résultats

         En l’absence de FR connu                       Facteurs miltiplicateurs (n)

                                    0                                   x   2 par exemple si 2FR                = 0

                                    1                                   x   2                                              = 2

                                    2                                   x   2                                              = 4

 

 

 

              Une petite augmentation du risque en médecine de santé publique, induit une grande répercussion sur la population

         

 

          Notion de Risque Absolu :

 

§        Il vaut mieux parler en risque absolu : C’est à dire évaluer  par exemple la probabilité  qu’une complication cardio-vasculaire  survienne dans les 10 ans à venir.

·        Soit en se referant à 1 FR donné : risque mono paramétrique

·        Ou mieux en se referant  à plusieurs facteurs de risque : risque pluri paramétrique ou multifactoriel. Ex : étude de la  population de Framingham : la formule élaborée d’après le suivi  de la population  tient compte  pour ce calcul :

o         du sexe

o        de l’age

o        du tabac

o        du diabète présent ou non

o        de la TA

o        du niveau de chol. total

o        du taux de HDL chol.

                      On est ici dans une logique probabiliste ou on détermine par une étude prospective le risque d’avoir un        événement attendu.

§        Notons que si il existe plusieurs facteurs de risque cumulés limites à la  normale on augmente ++ le risque absolu sans rapport avec le calcul effectué facteur par facteur. D’où la notion de risque multi factoriel

 

 

         Notion de Nombre de sujets à traiter pour éviter un événement :

§        Concept né aux USA

§        Ex : Traiter une population donnée d’hypertendus avec un anti HTA  et suivre le NOMBRE D’EVENEMENTS survenus après intervention thérapeutique par rapport  au risque absolu connu initialement avant intervention thérapeutique :

·         Si risque connu avant de 13/1000 par an

·         Si réduction après traitement à 10/1000

·        la réduction absolue est de 3/1000 donc pour éviter un événement CV : 1/333

·         je dois traiter 333 personnes pour éviter un événement sur 1 an ! Donc prés de 667 prescriptions pour rien avec les risques thérapeutiques en plus!

§        Conclusion si on devait :

·        traiter beaucoup plus de 300 patients pour éviter 1 événement CV on serait moins efficace

·        traiter 300 patients pour étre plus efficace : plus d’efficience dans la notion de cout/efficacité

·        traiter moins de 300 patients pour éviter 1 événement CV on serait plus efficace dans le cadre d’une médecine prédictive  avec ciblage de patients

§        C’est une logique de santé publique pour, avec le même coût arriver à traiter la population  et avoir encore les moyens pour faire autre chose de rentable  dans le même domaine (exemple campagne de prévention CV)

 

·        Quid chez le Sujet Agé ?

o       Le diabéte :

§        Le bénéfice des antidiabétiques oraux est d’autant plus efficace que la personne est âgée, car la personne est déjà au plus haut du risque en facteur absolu. Mais la première cause de mortalité du DNID ce sont les sulfamides

§        Il est important de déterminer la survie dans un état convenable, avec un confort de vie

o       Le cholesterol :

§        le taux de cholestérol moyen des USA n’est pas le même que chez nous et avec de plus nettement plus d’évènements cardio-vasculaires

§        attention de privilégier la diététique (et non pas le régime mot à proscrire) avec un régime équilibré type méditerranéen : le traitement diététique permet de normaliser les hypercholesterolémies mixtes dans 50% des cas (dans l’attente d’étude Diététique versus statines)

 

o       Alcool

 

§        Risques relatifs de violence, cirrhose, pancréatite, AVP, polynévrite etc…

§        La curvilignité démarre en sens inverse :

 

 

 

            Bénéfice au début puis remontée du risque

 

o       Surpoids :

§        Notion de Densité énergétique = masse calorique /volume . Le discours actuel pour ¯ la densité énergétique est de ¯ la masse calorique (en ¯ les lipides par exemple)  alors qu’on pourrait dire également d’­ le volume  pour avoir le même résultat (avec des légumes féculents par exemple)

§        Donc pour ne pas étre que restrictif en diminuant la masse dire d’augmenter le volume pour apparaître positif . Il est curieux de constater qu’en même temps que baisse la consommation de pain la courbe de poids augmente !

§        Le déséquilibre alimentaire est un facteur de risque en lui même.

 

o       Les anti-oxydants :

§        vit E ,A, le plus souvent effet neutre, mais parfois plus de cancer si régime hypervitaminé !

§        La complémentation est efficace en cas de malnutrition pour rétablir les manques physiologiques mais pas la supplémentation .Il s’agit d’une balance oxydative  (qui lutte contre les stress oxydatifs facteurs de lésions, de cancers) dont l’équilibre est fragile.

 

 

 

En conclusion :

 

§         Faut-il traiter systématiquement toute personne âgée pour chaque facteur de risque ? et vouloir agir sur tous les facteurs de risque  modifiables de la PA  en même temps ? Cela semble illusoire et irréaliste .

§         Il faut se fixer des objectifs réalistes

§         Régime non , mais diététique oui  et les médicaments ensuite.

§         Tout faire pour entretenir une activité physique réguliére qui préserve l’autonomie de la PA

§         Ce qu’il faut voir c’est le gain en espérance de vie de Qualité

§         Tout en sachant que :

·        Le régime a un coût en perte de convivialité de plaisir

·        Le médicament a un coût financier bien sur mais en risque iatrogène, en effets secondaires et indirectement en contraintes et surveillance.

§        La courbe de survie sans incapacité majeure bouge t’elle aussi dans les mêmes proportions que 

     l’espérance de vie ?Débat majeur . Mais attention de ne pas tomber dans l’excés inverse qui serait 

     de ne pas traiter ,sous prétexte de l’age, et de ne faire alors que du palliatif !

§        Car il ne faut pas oublier qu’une thérapeutique a d’autant plus de chance d’être efficace en terme de morbi-mortalité cardiovasculaire que le pronostic cardio vasculaire est péjoratif .