Le vieillissement musculaire

Cours de gérontologie - 27/11/2003

En microscopie

A partir de 65 ans

      Aspect irrégulier , ondulé des f.m. striées

      augmentation du nombre de noyaux

      apparition de dépôts pigmentaires

      infiltration adipeuse,        du tissu de soutien

A un âge avancé

      diminution du calibre des f.m.

      respect relatif des fm de type I, diminution des fm de type II

En biochimie

Diminution intracellulaire

      du stock d ’ATP

      du glycogène

      des capacités oxydatives du muscle

 

habituellement sans modification des taux enzymatiques (myokinase, acétyl CoA, LDH…)

Modifications macroscopiques

      Diminution de 35 à 40% de la masse musculaire squelettique entre 25 et 70 ans (surtout aux MI et aux ceintures) (avec    tissu de soutien)

 

      diminution de l ’élasticité musculaire

Diminution de la force musculaire

 - 40 % à -50% entre 20 et 80 ans

 

la force est maximale entre 25 et 30 ans

      - 1% par an     entre 45 et 55 ans

      - 1.5 à 2%       entre 55 et 65 ans

      - 2 %               ensuite

Facteurs aggravants

      Facteurs nutritionnels : apports protidiques souvent réduits

      Diminution des activités physiques

   fatigabilité

   peur de la chute ou de la blessure

   perte d ’intérêt

   ...

Facteurs intriqués

      Modifications neurologiques (même hors pathologie  surajoutée)

    mort neuronale

    augmentation du temps de conduction nerveuse

    augmentation du temps de contraction musculaire

                 et      du temps de décontraction, contraction résiduelle des muscles antagonistes

    modifications du tonus musculaire, hypertonie oppositionnelle

 

Facteurs intriqués (suite)

      Modifications neurologiques (suite)

    motricité automatique plus altérée que motricité volontaire

    Vieillissement sensoriel (vision, audition,  fonction vestibulaire, récepteurs plantaires et capsulo-ligamentaires), déafférentation des récepteurs non utilisés

effets sur équilibre et réponse aux stimulations déséquilibrantes

 

    altération des fonctions supérieures

    risque de régression psycho-motrice  (syndrome post chute , mais aussi après simple alitement)

 

Facteurs intriqués (suite)

      Modifications ostéo-articulaires : douleurs, ostéoporose et risque fracturaire (peur de la chute)

      Diminution de l ’endurance à l ’effort : adaptabilité cardio-vasculaire, diminution de VO2 max; notion d ’ « impasse énergétique »

 

      Maladies…

      et traitements  (fréquence de la pathologie iatrogène : troubles de l ’équilibre et hypotension, anorexie, amyotrophie...)

Eléments de prévention

      Favoriser l ’entretien par des exercices physiques adaptés et réguliers

      volet alimentaire

      volet relationnel (cf difficultés de communication et perte d ’intérêt)

      Adaptations thérapeutiques

      Si alitement, lever et rééducation aussi précoces que possible

    pour prévenir désadaptation cardio-circulatoire, perte des automatismes, tendance à la rétropulsion et RPM

Caractéristiques de la rééducation chez les personnes âgées

      Précoce, s’adaptant à la fatigabilité

      Objectifs réalistes, orientés sur la vie quotidienne et des buts fonctionnels (marche, changements de position, se relever après une chute…)

      Persuasion et mise en confiance plutôt qu’autorité; éviter la sur-protection (attention à la possible dépendance)

      Sur le plan musculaire, privilégier le travail statique, éviter le dynamique avec charges